Ouganda: projet du plan d’action d’évaluation des risques et de la résilience

Contexte et objectifs

Le Plan de développement national (PND), cadre général du développement économique en Ouganda, a défini la «gestion des catastrophes» comme l’un des secteurs porteurs à développer pour parvenir à un développement durable. Il existe des preuves d'une forte corrélation entre les catastrophes et les taux de pauvreté en Ouganda, les catastrophes affectant la base agricole, principale source de revenus des ménages ruraux. Des études ont montré que les taux de pauvreté étaient les plus élevés dans les zones rurales où la prévalence des catastrophes était la plus élevée et les plus bas dans les zones urbaines où la prévalence était la plus faible.

Ce projet était structuré en quatre composantes complémentaires qui ont contribué à atteindre les quatre objectifs de développement du projet:

  1. Comprendre le risque de catastrophe national en Ouganda. Développer la compréhension des risques de catastrophes du pays en (i) conduisant une évaluation nationale des risques liés aux principaux dangers; (ii) élaborer un atlas national des risques; et (iii) développer une base de données sur les risques de catastrophe pour collecter et stocker les informations pertinentes pour les décideurs en matière d'information sur certains aléas naturels.
  2. Renforcer la résilience des communautés grâce à une meilleure connaissance des risques de catastrophes. Cette composante soutiendra les activités qui contribuent à renforcer la résilience des communautés à travers: (i) la réalisation d’évaluations détaillées des risques au niveau du district;  (ii) mener des évaluations participatives de la vulnérabilité au niveau de la communauté afin de comprendre les sources sous-jacentes de vulnérabilité à certains aléas; et (iii) l'intégration de nouvelles connaissances sur les risques de catastrophe dans les plans de résilience des communautés et les interventions de réduction des risques de catastrophe menées par les communautés et visant à améliorer la résilience.
  3. Intégrer des considérations multi-sectorielles de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique au niveau des communautés. Cette composante soutiendra les activités qui contribuent à: (i) sensibiliser les publics sectoriels sensibles aux catastrophes aux risques de catastrophe; (ii) mettre en œuvre des interventions ciblées multi-sectorielles de réduction des risques de catastrophes et d'adaptation au changement climatique au niveau communautaire; et (iii) élaborer une cartographie institutionnelle et une analyse des lacunes en matière de ressources.
  4. Mesurer les progrès en matière de renforcement de la résilience. Cette composante soutiendra les activités qui contribuent à: (i) renforcer la capacité des parties prenantes à surveiller efficacement les risques naturels ainsi que les niveaux d'exposition et de vulnérabilité des communautés et des ménages, de leurs actifs et de leurs moyens de subsistance; (ii) mesurer les perceptions des communautés quant aux risques, notamment en rassemblant des informations sur les risques de catastrophe dans le cadre des enquêtes nationales auprès des ménages, qui serviront de base à un ensemble d'indicateurs ciblés sur la résilience de la réduction des risques catastrophes, et ensemble d'indicateurs de résilience de la réduction des risques de catastrophe et d'outils de gestion des données pouvant aider à transformer des jeux de données en informations exploitables et recommandations pour les processus de prise de décision des secteurs sensibles aux catastrophes.

Les résultats du projet peuvent être mesurés par rapport à (i) le nombre d’interventions durables de réduction des risques de catastrophe mises en œuvre au niveau de la communauté; (ii) la préparation d’indicateurs nationaux de résilience; (iii) le nombre d'évaluations des risques effectuées; (iv) la création d'une base de données sur les risques de catastrophe.

 

Activités principales

  • Renforcer la compréhension globale des risques en Ouganda en menant une évaluation nationale des risques ; développer et produire un Atlas national des risques ; et développer une base de données sur les risques pour collecter et stocker toutes les informations nécessaires sur les risques nationaux pour un accès facilité ;
  • Établir la résilience des communautés en menant des évaluations détaillées des risques au niveau des quartiers ; effectuer des évaluations de vulnérabilité au niveau communautaire pour identifier les principales sources de vulnérabilité, en utilisant ces informations pour élaborer des plans de résilience communautaire et transformer ces plans en activités de résilience communautaire pour atténuer et prévenir les catastrophes ;
  • Intégrer la résilience dans les secteurs (en s'appuyant sur le fait que les catastrophes sont multisectorielles) est nécessaire pour engager efficacement tous les secteurs dans le soutien de la résilience communautaire, en mettant en œuvre des programmes prenant en compte les risques liés aux catastrophes. Cela sera atteint grâce à la cartographie institutionnelle et à l'analyse des lacunes, à l'élaboration et à la mise en œuvre d'activités de résilience communautaire sectorielle ;
  • Mesurer les progrès réalisés en vue de renforcer la résilience avec pour but d'accroître les capacités de surveillance et d'évaluation des progrès en Ouganda, ceci visant à renforcer la résilience et à disposer de données pertinentes pour les activités sectorielles de la prévention des risques liés aux catastrophes. Cela sera réalisé en intégrant les informations en GRC et les questions identifiées dans les enquêtes nationales des ménages, afin de construire des indicateurs nationaux de résilience et de mesurer les progrès réalisés en matière de réduction des risques de catastrophes et de préparation aux catastrophes.

 

Résultats

Le projet de plan d'action d'évaluation des risques et à la résilience, lancé en avril 2015 et mis en œuvre par la Banque mondiale, visait à mettre au point une approche proactive de la gestion des risques de catastrophe en développant une compréhension globale des dangers, des risques et des vulnérabilités à tous les niveaux. Les activités, qui ont débuté au début de 2016, comprennent une formation à l'évaluation des besoins après une catastrophe (PDNA) et à la reprise après sinistre en février 2016, visant à renforcer la capacité de réponse aux catastrophes dans les ministères concernés. Trois activités de formation ont été organisées. 100 personnes ont été formées à la gestion des risques de catastrophe et 45 à l'évaluation des besoins après sinistre et au cadre de reprise après sinistre. Le projet appuyait également un premier examen du cadre juridique et institutionnel de l’Ouganda pour la réduction des risques de catastrophe et l’adaptation au changement climatique.

En outre, des experts techniques de l'Université de Makerere ont procédé à une modélisation et à une évaluation des risques d'inondation pour le district de Kasese afin d'identifier et d'approfondir les connaissances sur les facteurs de risque et de vulnérabilité associés aux inondations de la rivière Nyamwamba. Le rapport comprenait la formulation de mesures d'atténuation des risques et de résilience des communautés.

En outre, une évaluation de l’impact environnemental et social a été réalisée afin d’identifier et, par conséquent, d’aborder tout impact négatif important des recommandations proposées dans le rapport.

Coordination

En plus d’une collaboration étroite avec l'Union européenne, ce projet a recherché des collaborations et des synergies avec les activités pertinentes mises en œuvre et / ou financées par d'autres agences de développement partenaires, y compris les institutions spécialisées de l'ONU, l'USAID, l'UE et la Banque africaine de développement.

Pays
Region
  • Afrique
Domaine de priorité
  • Identification et évaluation des risques
Volet d’action
  • Volet 2
Montant approuvé
  • $950,000
Co-financement
  • $0
Durée
  • 04/2015 - 02/2020